Portraits de deux personnalités, maires de Sarzeau.

Joseph_LequinioJoseph-Marie Le Quinio (1755 – 1812)

Joseph-Marie Le Quinio est né à Sarzeau et a été le premier maire de Rhuys entre 1786 et 1790. Il est lié dans les esprits à Robespierre, à la Terreur et au sang. On dit de lui qu’il fut un philosophe révolutionnaire et l’un des premiers à demander à Robespierre de stopper la guerre de Vendée, en rédigeant notamment 113 propositions. C’était aussi un philosophe et un homme politique. Il a écrit une trentaine d’ouvrages, et a notamment proposé l’abolition de l’esclavage, de la peine de mort ou l’institution du divorce.

Élie de Langlais (1880 – 1951)

Elie de Langlais a été maire de février 1919 à novembre 1919 puis d’octobre 1941 à septembre 1944 pendant les deux guerres mondiales, Conseiller général de 1914 à 1925 puis de 1945 à 1949.

Au décès de Jean Marie JAVOURAY (Maire de juin 1912 à mars 1914), le Conseil municipal se réunit le 29 mars 1914 et élit Maire Élie de LANGLAIS. Les adjoints sont Monsieur BAUBIGNY et Henri DUMOULIN (cousin germain d’Elie de Langlais). C’est donc un jeune maire de 34 ans, né en 1880 dans la Maison Lesage, qui prend la tête de la cité dans cette période difficile. Dans la foulée, il succède aussi à Jean Marie JAVOURAY au Conseil général (de 1914 à 1925).

eliedelanglaisLe jeune Élie a vu son père Olivier de Langlais assurer cette fonction jusqu’en 1891. Il a fait ses études à François-Xavier de Vannes, Jean-Baptiste de La Salle d’Arradon puis au Petit Séminaire de Sainte-Anne-d’Auray. En 1905, il avait en partage KERAHUËL dans la section de Saint-Colombier où il fondait une petite exploitation viticole. C’est à KERAHUËL qu’il construit le pavillon où il va vivre au milieu de ses vignes. Élie, contrairement à ses parents, ne parle pas le breton mais il s’y intéresse. Il crée en 1912 à Saint-Armel avec LOEIS HERRIEU un cours de breton dont sont chargées les sœurs LE BOBINEC. Son neveu Xavier de Langlais, on le verra, mettra tout son art au service de la Bretagne. En 1912, Élie de Langlais entre au Conseil municipal comme 2e adjoint de Jean-Marie Javouray ; en 1913, il est délégué aux Sénatoriales. C’est assez naturellement qu’il succède à Jean-Marie Javouray en 1914. Il est aussi Président du Syndicat Agricole et Vice Président de la Mutuelle Familiale.

Le Maire, qui a été reconnu bon pour le service armé, est enrôlé le 7 septembre 1915 après avoir laissé son siège à son premier adjoint BAUBIGNY qui va faire fonction de maire jusqu’à la fin du combat que l’on croit proche. Cet « intérim » durera 3 ans ½.

Lors de son instruction au camp de MEUCON (148e RI), Élie contracte une mauvaise bronchite dont il a du mal à se remettre et le 23 mai 1916 il est classé « Service Auxiliaire » par la Commission de Réforme. Le 27 mars 1917, voulant « faire un peu plus que son devoir », il se porte volontaire à Boulogne-sur-Mer pour la zone des armées.

Le 7 février 1918, il est à Amiens où il écrit :

« Sous les balles qui sifflent sous l’affreuse mitraille

Sous la pesée énorme qui telle une tenaille

Les étreint constamment depuis de si longs jours

Ah ! Qu’ils sont valeureux les hommes de chez nous ! »

Le 23 février 1919, c’est enfin le retour du maire Élie de Langlais qui remercie Monsieur BAUBIGNY qui a bien rempli son rôle « à un âge où parfois on a si bien mérité le repos parmi les siens ».

Elie de Langlais est nommé Maire en 1941 et le restera jusqu’en septembre 1944.

A noter           

KM_C754e-20160705104207Simone Oudin

Simone Oudin est la seule femme qui a été élue Maire à Sarzeau. Le 28 mars 1965, 20 ans après le droit de vote des femmes, une citoyenne est élue maire de Sarzeau et ce fait est encore peu courant en France. Elle est élue d’une seule voix devant Robert Hiebst. Elle créera notamment 5 commissions municipales en remplacement de deux existantes auparavant et nommera des délégations dans les syndicats de l’époque.

 

 

 

 

 

Partager cette page sur :